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Les
Guinguettes des XVIIIè et XIXè siècle
ont fait l’objet d’une étude
de François Gasnault ( auteur de Guinguettes et Lorettes en
1986 ),
dont on donnera un rapide aperçu. Les Guinguettes
connaissent au XVIIIè
siècle un grand essor. Paris, au milieu du siècle
connaît un
accroissement démographique important. Le vignoble d'Ile de
France va
augmenter sa production pour alimenter les débits de
boissons que sont
alors les Guinguettes. On n'en compte guère dans Paris intra
muros,
mais les guinguettes fleurissent dans les villages proches de Paris,
au-delà des barrières (grands boulevards
aujourd'hui). Parallèlement,
les bals publics apparaissent dans la capitale au XVIIIè
siècle. Au
début du XIXè siècle, on constate un
glissement de sens du mot
guinguette : plutôt qu'un débit de boissons, le
terme renvoie
maintenant à des lieux où l'on danse. Les
Guinguettes des environs de
la capitale, notamment à Belleville, Montrouge et Bercy,
vont connaître
un large succès pendant le XIXè siècle.
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En
1865, les établissements ne sont pas encore très
nombreux. Grâce à
une description (non exhaustive) qu'en fait la
Bédollière dans le Tour
de Marne, on sait quels sont les établissements des Bords de
Marne :
Lefèvre, à l'ancien Moulin de Bry, Jullien sur
l'île Fanac à Joinville,
Hédeline sur l'île des vignerons, à
Champigny, Gégène de Joinville...
Il s'agit là des fondateurs, connus uniquement
grâce à leur nom mais
avec une renommée immense ; leurs visages, avec ceux de
leurs
successeurs et d'autres petits patrons resteront malheureusement
anonymes sur les cartes postales de l'époque.
Suite:
Définition, Etymologie

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